jeudi 23 janvier 2020
Viens
Viens
J'aimerais que tu viennes
Là, tout près de moi
J’aimerais que tu tiennes
Pour détenir la foi
Il n’est jamais trop tard
On peut devenir un
Cachés dessous les fards
Se réunir en quelqu'un
Apprends mon ressenti
Efface tes frontières
Je dirai qui je suis
À nous deux soyons fiers
Viens que je me surprenne
Que je dépasse l'endroit
Use-s'en avant qu'ils ne le prennent
Tu as aussi des droits
La nuit sors ton dard
Contre les coups de surin
Évite les radars
Ce n'est pas pour ton serin
J’aimerais que tu viennes
Là, tout près de moi
J’aimerais que tu tiennes
Pour devenir la loi.
23/01/2020
Iso Bastier
dimanche 3 novembre 2019
Une vie gagnée
Une vie gagnée
Je vois le monde à l'envers
Depuis que la roue a tourné
Il y a cet homme autoritaire
Moins amant que choix donné
J'avance dans l'obscurité
Encore en quête du soleil
Pourtant je suis accompagnée
Par la force du conseil
Tout ira bien malgré la fin
La remise en question jugée
L' âge nous fait quitter le sein
Marchons donc vers l'apogée
D'intuitives larmes ont séché
Sur cette énergie qui nous tente
Qui pour construire sait arracher
Celle qui rayonne et qui tourmente
Quand tous les âges réunis
S'équilibrent, se rencontrent
Ils nous libèrent. On s’unit
Et le pour est tout contre…
Il nous aura fallu communiquer
Voyager très loin de nous-même
Marcher. Parler. Puis naviguer
Pour que le monde nous promène.
3/11/2019
Iso Bastier
mardi 1 octobre 2019
Le sang du temps
Le sang du temps
Le sang coule
Le temps passe
La vie s'écoule
La mort enlace
Pierre qui roule
Amasse
Larmes qui coulent
Sur ta face
Le sang rouille
Le temps lasse
Après la bouille
La trogne fait place
Pierre qu'on foule
Devient une menace
Les armes découlent
De la disgrâce
Le sang bout
Le temps ressasse
Arrivé au bout
Reste la carcasse
La pierre s'éboule
Suivant sa trace
Quand le lierre s'enroule
Le souvenir s'efface
Iso Bastier
1/10/2019
vendredi 20 septembre 2019
Notre-Dame
Notre-Dame
Paris pleure des larmes de plomb
Depuis que la flèche nous a transpercés
Les fontaines ont coupé le son
Tant de mensonges nous ont bercés
Quand Notre-Dame quitte le ciel
Qu'elle vient se répandre sur terre
Sa contamination est substantielle
Dès qu'elle louvoie près des enfers
Jadis la dame eut de l'aplomb
Elle rayonnait de par le monde
Aujourd'hui elle touche le fond
Survit dans l'âme humaine qu'elle sonde
La Mère des mères se meurt
Succombe dans l'Aube de ses enfants
Dans leurs corps elle est une tumeur
Qui fut avant tout un présent
Iso Bastier
20/09/19
lundi 22 juillet 2019
J'aime les vieux
J'aime les vieux
Ils ont dans le regard
Plus que ces poupons hilares
Qui nous rendent mielleux
J'aime leurs yeux
Ils défendent une histoire
Ils n'ont plus peur du noir
L'esprit n'est plus frileux
J'aime car eux
Se délestent au passage
D'inutiles bagages
Qui encombrent nos jeux
J'aime les vieux
Pétris de certitudes
Épris d’habitudes
Ils font de leur mieux
J'aime le feu
Quand il devient braise
Encore chaud il s'apaise
Et sa beauté m'émeut
22/07/19
Iso Bastier
jeudi 20 juin 2019
Le grand saut
Le grand saut
Vivre au bord de l'existence
Au bord du précipice
N'avoir aucune distance
Être collé à la lice
Lever les yeux au ciel
Pour ne pas regarder en bas
Croire au providentiel
Ne pas baisser les bras
Sentir l'attrait du vide
L'aspiration vers l'inconnu
Voir la surface avide
Considérer d'autres issues
Souffler dans le vent
Maintenir l'équilibre
Faire un pas en avant
Se sentir enfin libre
D'avancer sans béquille
De franchir la frontière
Pour se sentir tranquille
Sans retour en arrière
Vivre au bord de l'existence
Revêtu d'une simple peau
Apprendre la transcendance
Pour un jour faire le grand saut
Iso Bastier
20/06/19
mercredi 17 avril 2019
Le sentier
Les pieds dans la terre rouge
Je suis le sentier de fleurs et d'ordures
Sans cesse le soleil bouge
Contre l'horizon de mer dure
La poussière et les libellules
Traversent la rivière d'herbe rêche
Où les bousiers font des bulles
De merde que le vent sèche
Les mains moites. Les joues rouges.
Je suis le sentier à l'écart des voitures
Même le soleil connaît des bouges
D'où il ressort en mauvaise posture
Au crépuscule, il se sauve
Alors je n'en vois pas la fin…
Le sentier devient mauve
Quand le ciel est carmin
Les Lucioles et les cigales
Traversent une rivière d'ombre
Où dorment les chiens et la gale
Avant que les étoiles soient en nombre
Épaules voûtées. Nuque basse.
Je suis le sentier attentive.
Moins la lumière l'embrasse
Plus baisse la perspective
La nuit s'abat violemment
Là, je ne suis plus certaine
Du sens de mes mouvements
Du parcours que j'égraine
Poissons et papillons de nuit
Traversent une rivière d'Opale
J'arriverai quand ce sera fini
Avec ou sans mes sandales
Les pieds dans la terre noire
J'avance à tâtons sur le sentier
Hormis cette pâle lune d'Ivoire
Tout semble avoir rapetissé
La poussière d'étoiles et les chouettes
Traversent ce bleu de Prusse
Qui connecte toutes les planètes
Créant des montagnes russes
À pieds joints dans l'univers
Je suis le sentier de mon cœur
L'instinct de la vie tend vers
Ce qui garantit le meilleur
Iso Bastier
17/03/19
lundi 8 avril 2019
Re
Re
Repartir. Revenir.
Ralentir l'à venir.
Remonter le temps.
Repentir. Ressurgir.
Retentir d'avenir.
Retenter autant.
Rajeunir. Re rosir.
Refleurir. Rejaillir.
Ressusciter l'avant.
Ressentir et jouir.
Re sourire et rire.
Honorer le vivant.
Iso Bastier
8/04/19
vendredi 22 février 2019
Point
Point
Il n'est point d'origine.
Qu'un éternel élan...
Mouvement qui se décline
Dans l'espace et le temps
Je vais revoir la côte
Érodée par ma vie
J'attendrai la marée haute
À marée basse je m'ennuie
Il est un point sublime
Où le soleil se pend
Pour que ses rayons ultimes
Traversent l'âme des gens
Tout n'est qu'un point de vue
Un conditionnement
Mouvements et imprévus
Nous lâchent dans le vent
Jamais de point final
Car le Verbe est éternel
J'irai me perdre jusqu'au canal
En repensant au goût du sel
Iso Bastier
22/02/19
jeudi 7 février 2019
Dans le vent
Dans le vent
Le vent siffle à mon oreille
Tel un gars de la rue
Du genre de ceux qui veillent
Sur l'esprit moins qu'à la tenue
Ça sent l'hiver humide
Le dégel malgré le froid
Les arbres sont frigides
Quand on les touche du doigt
Un ciel blanc de craie
Parcouru de merles sombres
Garde nos pensées au frais
Et en jette, vu le nombre
Sûr ! Les cimes sont lointaines
Les neiges éternelles fondent
Je boirai à leurs fontaines
Jusqu'à ce qu'elles nous inondent
Le vent gifle sans pareil
Tel l'ami qui t'a déçu
Les joues encore vermeilles
Et oui ! Tu t'assois dessus !
Ça sent un peu le roussi
L'ombre d'un automne tardif
Les feuilles finissent en bouillie
Le Crépuscule tel un récif
Un ciel noir de geai
Parcouru d'électricité
Garde nos rêves au frais
Pour l'espoir, la félicité
Sûr ! C'est pas encore l’éden !
L'or tout feint, l'argent fuit
Mais la vie en vaut la peine
Je ne parle pas des nuits...
Iso Bastier
7/02/19
mardi 5 février 2019
Gilet Jaune
Gilet Jaune
Addict à la combustion
J'ai mis le feu à ma mission
Qu'importe les contributions !
Qu'importe les rétributions !
Pour la fin l'auto combustion
S'enfuir à l'incinération…
Qu'importe les permissions !
N'importe que la transmission !
J'ai mis le feu à la situation
Aux pompiers l'extinction
Qu'importe le blé de la nation !
Qu'importe pourvue la réaction !
Addict aux manifestations
Je flirte avec les infractions
Qu'importe le temps de la faction !
Qu'importe le fake ou la fiction !
Aux enfers la damnation !
Rien ébranle mes convictions
Qu'importe les condamnations !
Qu'importe l'administration !
La rage ignore la raison
La rue est devenue ma maison
Qu'importe orage et division !
Qu'importe les contradictions !
Je scande mon insatisfaction
J'exige de l'humanisation !
Qu'importe l'ordre ! L'or en fusion !
Tout ! Sauf ne rien remettre en question !
Iso Bastier
5/02/19
mercredi 12 décembre 2018
Parisien
jeudi 8 novembre 2018
Runaway
Runaway
Are you trapped in the mood ?
Are you out of the wood ?
Follow the sound of my voice
Follow me if you have no choice
Free yourself looking at me
Our difference is how to be
How to learn life’s heritage
How to stay on the stage
Where your brain wants to go
Island’s cage. Human’s ego
Follow the sound of your voice
Your instinct when you have no choice
Free me looking at you
Our difference is how to do
How to act life’s heritage
How to runaway of the cage
8/11/2018
Iso Bastier
dimanche 4 novembre 2018
Usine à fric
Usine à fric
Se perd t’on dans la nature
À armer les dictatures
Légitimer les génocides
En gardant un ton placide ?
Pas de cas de conscience
Pas de loi, de mémoire
Que des huiles et leur science
Des contrats dans le noir
Des morts flous déjà loin
Populations du brouillard
Dont on ne fait pas foin
Gisent sans un égard
On s'en lave les mains
Pour raisons économiques
Quand meurent la terre et le vin
Restent les usines à fric.
4/11/2018
Iso Bastier
jeudi 13 septembre 2018
Bonheur
Bonheur
Le bonheur n'a besoin de rien
Pour tenir dans ta main
Grain de sable, graine, pépin
Il exige de grandir sans frein
Le bonheur n'a besoin de rien
Il ne s'achète pas en magasin
À toi chaque jour de le faire tien
D'amour, d'espoir naît son chemin
L'amour n'a besoin de rien
Quoique d'un peu d'entretien
Il croît quand on lui veut du bien
Il reste comme les bons copains
13/09/2018
mercredi 1 août 2018
Notre-Dame de Fatima
Notre-Dame de Fatima
Des torrents de lave
Pour les esprits d'en bas
Des rictus qui bavent
Le branle-bas de combat
L'enfer a commencé
Dès la première guerre
L'horreur a ensemencé
Les cœurs faits de terre
Au fond des tranchées
De ces affreuses artères
La mort s'est déhanchée
Préparant ses arrières
Dictateurs de l'effroi
Prélats des bénéfices
Et cette crise de la foi
Le glas des offices
Si au soir des églises
Tombe l'homme en blanc
Parce que l'humain s'enlise
À ne faire que semblant
Tout peut être perdu
De ce vieux continent
Aux regrets éperdus
Des esprits abstinents
Qui craignent de mourir
Optant pour la douleur
D'un corps voué à pourrir
Plutôt que la douceur
D'une âme déjà en paix
Visant l'étape prochaine
Traitant la vie avec respect
Chaque maillon de sa chaîne
L'amour n'a pas de prix
Bien que l'homme l'estima
Au sein rayonnant d'esprit
De Notre-Dame de Fatima
Iso Bastier
1/08/2018
mercredi 4 juillet 2018
Coûte que coûte
Coûte que coûte
Je suis cet homme à pied
Qui découvre la route
Qui s'aventure sur les sentiers
Suant d'efforts et de doutes
Cet homme qui avance
Coûte que coûte
Je m' abandonne au passage
Livrant des poussières de moi
Je transforme les paysages
Qui me laissent à l'étroit
Je suis le grand marcheur
Que l'horizon écoute
Le voyageur, l'éclaireur
Du fond de la soute
Cet homme qui avance
Coûte que coûte
J'erre. Je muse, me balade
Sur le corps de la planète
Je cours, trépigne, gambade
Me relève, me projette
Je suis le randonneur
Que la distance floute
Je connaîtrai l'ailleurs
D'ailleurs déjà j'y goûte
Tel l'homme qui avance
Coûte que coûte
4/07/2018
Iso bastier
dimanche 17 juin 2018
Absence
Absence
J'aime la lumière
Des miroirs où tu te baignes.
Tu y nages en arrière
Dans le soleil qui saigne.
Tout au bout du couloir
La porte reste close.
Le lambris vire au noir
Contre le papier peint rose.
Le vent dans le carillon
Ouvre la porte d'un coup sec.
Est-ce l'effet papillon ?
La campagne qui tape du bec ?
Le soleil aime la poussière
Et les musiques nostalgiques.
Alors il fait danser l'air,
Ranime les instants magiques.
L'espace se brouille et vibre
Comme la lueur d'un feu.
Le jour demeure clair et libre
Tant que la nuit compte peu.
J'avance dans ce couloir
Qui semble pourtant se diluer
Telle une ancienne peur du noir
Qui cesse de vous effrayer.
L'horloge bat dans mon cœur
Comme le sang à mes tempes.
Mes doigts glissent inquisiteurs
Sur le mur, le long de la rampe.
Puis je descends cet escalier
Aux marches bien trop courtes,
Retenant mon souffle sur le palier.
Que ma mémoire s'écourte !
Je referme la porte. Le ciel
M'éblouit de sa vaste présence
En ce présent devenu artificiel
Depuis l'heure de ton absence.
Iso Bastier
17 06 2018
vendredi 15 juin 2018
La belle
La belle
Je t'ai reconnue.
Tu rodes en silence,
Éternelle inconnue
À l'ombre blanche.
Respiration retenue,
Regard en absence,
La belle inconnue
N'attend pas le dimanche.
Je t'ai entendue
Faire taire les alentours
Jusqu'aux oiseaux perdus
Et même les vautours.
Sous ton air ingénu,
Tu joues souvent des tours.
Quand on gît, étendu,
Tu te tiens tout autour.
Ce n'était pas prévu,
Cette invitée rebelle
N'avait pas prévenu
D'une venue éventuelle.
On joue les ingénus
Quand se pointe la belle
" Oui mais si j'avais su...
J'aurais pris une pelle."
Iso Bastier
15 06 2018
Depuis l'Éther
Depuis l'Éther
Tu n'es pas mort
Pas mort sur Terre
On pense à toi
On persévère
Tu n'es pas mort
Telle la poussière
Tu te déploies
Possèdes l'air
Tu n'es pas mort
Tu es lumière
Si je larmoie
Ce sont mes nerfs
Tu n'es pas mort
Pas mort sur Terre
J'entends ta voix
Depuis l’Éther
Iso Bastier
15 06 2018
vendredi 25 mai 2018
La fuite
La fuite
Tapons la fuite
La suite viendra...
Vertige des limites
Qu'on enfreindra...
Des précipices...
Des précipitations...
De bons auspices
Et des lamentations.
Tapons la fuite
La suite viendra...
Plutôt trop vite
On en conviendra...
La jeunesse dévisse
À chaque saison.
Les heures ravissent
Les vertes intentions.
Tapons la fuite
La suite viendra...
L'espoir s'invite
Qui le retiendra ?
Des maléfices...
Des superstitions...
Des sacrifices...
Des ambitions...
Tapons la fuite
La suite viendra...
Iso Bastier
25 05 2018
mercredi 23 mai 2018
Rêves
Rêves
Au loin l'air du périphérique
Joue en sourdine en nocturne
Accompagnant de sa rythmique
Les dormeurs dans leurs turnes
L'atmosphère enfle de leurs rêves
Qui crèvent au petit matin
Comme des bulles qui s'élèvent
Avant d'éclater en chemin
Ces petits cailloux mobiles
Écrasés d'un sommeil de plomb
Ricochent fiers et agiles
Avant le réveil d'un bond
Iso Bastier
23 05 2018
samedi 12 mai 2018
Le passant
Le passant
Il est loin l'air de la mer
Quand le zinc couvre mon âme
Exiguïté d'une armure de fer
Dans le flux continu de Paname
Le ciel casqué de toits gris
Semble plus court, moins éternel
Il traîne des nuages de soucis
Fume des joints industriels
Il est loin l'air doux et tiède
Des îles idéales où l'on s'échappe
Ici l'ennui est le seul remède
Avant de passer à la trappe
Des ruelles, des pavés, des trottoirs
Des places, des cours, des impasses
Et partout la même histoire
Vie et mort de celui qui passe
Iso Bastier
12/05/2018
Prendre
Prendre
Prendre dans ses bras
Le silence d'un autre
Le consoler tout bas
Prendre dans ses mains
L'avenir d'un autre
Le pousser vers demain
Prendre sur soi parfois
D'être meilleur qu'alors
Pour se prouver sa foi
Prendre de la hauteur
Pour observer la vie
Dont on est l'auteur
Prendre de la distance
Pour mieux se rapprocher
Des choses d'importance
Prendre son pied surtout
Jouir de cette expérience
Pour apprendre de tout
Iso Bastier
12 05 2018
lundi 30 avril 2018
Debout Assis Couchés
mercredi 11 avril 2018
BOOMERANG
Le vent nous en promet
Or l'aube demeure grise
Même le ciel n'est pas frais
Le jour jette sa chemise
Ce vent qui rabat nos déchets
Qui nous les crache à la gueule
Pas une caresse. Ce vent mauvais
L'air de rien se déroule et dégueule
Sur les plages de l'humanité
Tout ce qu'elle a de dégueulasse
Boomerang barré de l'imbécilité
Nous vivons dans notre crasse
11 04 2018
Iso Bastier
lundi 12 mars 2018
Tel un vieil...
Tel un vieil...
Je fais face au soleil
Tel un vieux tournesol,
La chaleur se fait miel
Dès qu'on quitte le sol.
Je tourne autour du monde.
L'univers tourne autour de moi.
Tous embarqués dans la ronde
De la vie qui se déploie.
Je plonge dans le sel
Tel un vieux hareng,
Je conserve mon fiel
Quand la foule m'harangue.
Je tourne autour du monde.
L'univers tourne autour de moi.
Les planètes telles des secondes
Qu'on m'accorde avec toi.
Je me roule dans l'herbe
Tel un vieil hérisson,
Plus piquant qu'acerbe,
Je donne le frisson.
Je tourne autour du monde.
L'univers tourne autour de moi.
Têtes brunes, têtes blondes,
C'est selon le climat.
Je grimpe aux arbres
Tel un vieux lémurien,
Je sais rester de marbre,
Faire comme si de rien.
Je tourne autour du monde.
L'univers tourne autour de moi.
Tant que la nature est féconde
Au fond je ne m'en fais pas.
Iso Bastier
12 03 2018
jeudi 8 mars 2018
Naïade
Naïade
Je marche seule dans la mer.
Je vais rejoindre ma mère
Qui me met au courant.
Je m'évapore dans l'atmosphère
Abandonnant tous mes repères
À la lumière du couchant.
Je ne reviendrai pas en arrière,
Portée par trop d'hier,
Je regarde vers l'avant.
J'avance au loin dans la mer,
Dans ses scintillements lunaires,
Puis disparais dans le vent.
Iso Bastier
8 03 2018
mardi 6 mars 2018
Les amours
Les amours
Passées les amours gaies,
Vient l'heure des arrangements.
On ne nage plus, on pagaie.
On se tait plus qu'on se ment.
Un horizon pour deux visions.
Un même décor pour deux corps.
On parle avec la télévision
Pour trouver un terrain d'accord.
Viennent les amours vraies,
Leurs silences, leurs tourments.
L'ivresse après l'ivraie.
Le sens de l'engagement.
Une vérité pour deux raisons.
Une volonté pour deux efforts.
Deux maçons pour une maison,
Havre du réconfort.
Fané l'amour tout frais
C'est de l'horloge qu'on dépend.
On organise les étapes relais,
Le confort que l'on défend.
Plus d'ambition, que des options,
Des regards qui suffisent.
L'hiver sans le moindre frisson.
Seules les nostalgies nous électrisent.
Surgissent fantasmes et regrets
Tels d'horribles revenants,
On les ignore par respect,
On joue le jeu du présent.
Passée la jeunesse de geai,
Arrive l'heure des grands.
On s'encroûte. Et si on changeait ?
Si nous restions adolescents !
Iso Bastier
6 03 2018
lundi 5 mars 2018
Coincée
Coincée
Coincée entre deux mondes,
Paradoxalement décalée,
Je regarde à la ronde
Ce qui pourrait arriver.
Je ressens les effluves
Des possibilités,
Les pieds dans le pédiluve
De l'humanité.
Coincée entre deux âges,
Anormalement étiolée,
Je m'évade en paysages,
Je rêve de nuits étoilées.
Je ressens les prémices
Du drame des naufragés.
Me frôlent les hélices
D'un navire étranger.
Coincée entre deux langues
Et tant d'autres langages,
J'ai l'expression qui tangue
Entre incompréhension et partage.
Je ressens les symptômes
D'une agressivité.
Les cerveaux sous leurs dômes
Sont en suractivité.
Coincée entre deux êtres,
Le biologique et l'éthéré,
Je multiplie les raisons d'être.
J'ai cessé d'être athée.
Je ressens les bienfaits
De ma complexité.
L'équilibre tenu en respect,
Ne reste plus qu'à exister.
Iso Bastier
5 03 2018























