jeudi 1 août 2024

Merci


Merci

 

Dans la douceur de ta présence

Je constate quelques absences

De ses couleurs indéfinies

Qui doivent errer dans l'infini

 

Que j'aime tes caresses !

Elles sont comme une ivresse

Elles donnent goût à la vie

Elles donnent corps à l'envie

 

Le temps n'a plus d'emprise

Quand ton parfum dans la brise

Passe du jour à la nuit

Sans connaître l'ennui

 

Le calme des orages

Nous mène jusqu'à la plage

Que le monde a promis

Où le sable est soumis

 

Dans la douceur de ta présence

J'évolue et je danse

Oui, qu'il en soit ainsi

Et je te dis merci

 

 

Iso Bastier

1/08/24


Dans l'air


"Chao ab ordo" - Iso Bastier 


Dans l'air

 

Nous voyageons ensemble

La main dans la main

Qu'importe que le monde tremble

Nous avançons sereins

 

Car l'amour est un guide

Qui guérit les malades

Il ne prend pas une ride

Il a des camarades

 

Nous voyageons il semble

Du bon côté de la Terre

Au fond les gens se ressemblent

Quand ils partagent la sphère

 

Car l'amour est léger

Il aime le grand air

Il suffit de le respirer

Pour prendre ses manières

 

 

Iso Bastier

1/08/24


Magique



Magique

 

Tu as suivi le poète

Le monde a tourné plus vite

Tu as ignoré ses lettres

Pourtant tu as pris sa suite

 

Du rap des cités

Aux ballades champêtres

Des classiques civilisés

À la violence de l'être

 

Subsiste la poésie

Et ses petits gars de l'ombre

Qui travaillent dans la suie

Inconnus parmi le nombre

 

Là est passé le poète

Il vécut et il est mort

Laissant les cœurs en fête

En leur jetant des sorts

 

Du slam sur des synthés

Aux mélodies abstraites

Par là il est passé

De sa présence discrète

 

Lui qui voyait plus loin

Les profondeurs de l'âme

De la vie un témoin

Traquant ce qui s'y trame

 

Tu as suivi le poète

Son aura électrique

Dans les arts, un prophète,

Dans la société, l'unique

 

Quel que soit le support

Pourvu que les tripes jaillissent

La poésie est à bon port

Les alentours frémissent

 

Vient toujours un poète

Avant que tout s'effrite

Tu ne lis pas ses lettres

Mais tu as pris sa suite

 

Du métal saturé

Aux chants folkloriques

Le poète est passé

Semer l'air magique

 

 

Iso Bastier

1/08/24


Bleu crépusculaire


 "Ville crépusculaire" - Iso Bastier


Bleu crépusculaire

 

J'aime ce bleu crépusculaire

À l'ambiance déjà lunaire

Qui évade tous les possibles

 

Entre l'obscurité et la lumière

Ce néon illumine la Terre

Comme le silence de l'indicible

 

J'aime ce temps suspendu

Entre passé et imprévu

Quand la vie tente le coup

 

Certains finissent pendus

D'autres saisissent l'instant prévu

Chacun joue son va-tout

 

J'aime ce ciel immense

Il observe, se reflète et il pense

Au-delà au-dessus de nos têtes

 

L'eau se couronne de sa présence

Les cimes demeurent des distances

Quand ce beau bleu parvient à naître

 

 

Iso Bastier

1/08/25

L'art et la manière




L'art et la manière

 

On ne trouve pas les mots

Ils nous trouvent

L'émotion pousse à l'impro

L'imprévu est un mystère

 

On ne trouve pas les pensées

Elles nous trouvent

Elles se sont juste arrêtées

Là, dans la carte mère

 

Au plus profond de l'âme

Terreau des origines

Où le cartésien se pâme

Émane de l'adrénaline

 

On ne trouve pas les maux

Ils nous trouvent

Perfectionnistes des assauts

Ils nous font la misère

 

On ne trouve pas la paix

Elle nous trouve

Elle se savoure en secret

Là est l'art et la manière

 

 

Iso Bastier

1/08/24


mardi 30 juillet 2024

L'être et l'avoir




L'être et l'avoir

 

Quand l'avoir

Empêche l'être

Saute par la fenêtre

 

L'autre est un miroir

Un reflet, un paraître

Tu n'es que ton interprète

 

Que prévoir

Qu'importe naître

Quand tu oublies d'être

 

Tout avoir

Pour tout voir disparaître

Ne faire que des kilomètres

 

Quand l'avoir

Empêche l'être

Tu déshonores tes ancêtres

 

L'autre est accessoire

Un pion, un paramètre

Un simple baromètre

 

Triste histoire

Que de choisir son maître

Afin de se soumettre

 

Quel pouvoir ?

Celui de se compromettre

D'être à la vie un traître

 

Quelle victoire

Que de se repaître

De ce qui nous empêtre ?!

 

Quand l'avoir

Empêche l'être

L'essentiel est à omettre

 

Tu ne fais que valoir

Sans jamais te connaître

Tu es un humain piètre

 

 

Iso Bastier

30/07/24


vendredi 5 juillet 2024

Moi aussi


"Punky Flower" - Iso Bastier 


Moi aussi

 

Moi aussi j'ai été jeune

Pleine de bonne volonté

Idéaliste et fashion

Ruisselante de bonté

 

Mais un jour tu comprends

Que ne suffisent pas

Les grands et beaux sentiments

Pour faire du monde un bel endroit

 

Car rien est manichéen

Que si le cœur a ses raisons

Il se trompe souvent de chemin

Il saisit trop de directions

 

De très jolies pensées

Peuvent naître des drames

L'idéal sur le papier

Crée des nœuds dans la trame

 

Il ne suffit pas d'aimer

Pour être juste et efficace

Le cerveau doit s'en mêler

Afin d'éviter la casse

 

Oui, c'est de l'équilibre

Qu'émane la tranquillité

Il ne suffit pas d'être libre

Pour apprendre à s'émanciper

 

Moi aussi j'ai rêvé

Mais un jour tu te réveilles

Plus sage d'avoir observé

Le monde depuis la veille

 

Alors tu conçois enfin

Que l'énergie ne suffit pas

À éviter la fin

Mais à croire en l'au-delà

 

 

Iso Bastier

05/07/24


mercredi 26 juin 2024

De toi


"Celtics Lovers" - Iso Bastier 


De toi

 

Tes yeux ont la couleur de l'espoir

Alors je les prends pour voir

Une porte ouverte sur l'horizon

Sur ce chemin que nous suivrons

 

Tes yeux n'ont pas peur du noir

Ils brillent bien loin des miroirs

Leur doux regard est un frisson

Qui me parcourt tout du long

 

Tu es mon plus beau voyage

Je me fonds dans ton paysage

Suivant l'ordre de tes saisons

Je suis toujours à la maison

 

Quand je caresse ton visage

Le sourire n'est plus un mirage

Mais une promesse d'affection

D'amour bien plus que de passion

 

Bien sûr tu ne m'appartiens pas

Hors ce que tu m'offres de toi

Cette chaleur qui m'éblouit

En donnant un sens à ma vie

 

 

Iso Bastier

26/06/24


mardi 25 juin 2024

Nos morts



Nos morts

 

On ne perd pas ceux qu'on aime

Mais ils nous sont arrachés

L'horreur des larmes que l'on sème

Vient de la grâce d'avoir été aimé

 

Car on ne pleure pas les intrus

Ne nous manquent pas les étrangers

Qu'importe l'absence des inconnus

Nous pleurons nos chers regrettés

 

Ils vivent dans nos souvenirs

Ainsi échappent-ils au passé

Qu'on ne cesse jamais d'embellir

Pour honorer les trépassés

 

Ils existent ici et ailleurs

D'où l'on ne peut pas les toucher

Autrement que du bout du cœur

Car l'amour sait subsister

 

 

Iso Bastier

25/06/24


Amour

 


Amour

 

Caresse-moi comme le soleil

Étire-toi sur ma peau

Jusqu'au couchant vermeil

Qui fusionne avec l'eau

 

Nos reflets sont infinis

Quand s'y moirent les étoiles

Des éclats de nous tout petits

Où la Lune tend sa voile

 

Je sens ta respiration

Murmurer tel un frisson

Inspiration. Expiration.

L'air chante à l'unisson

 

L'aube ne sera pas cruelle

Car nos cœurs sont sincères

Pleins de vie, ils ruissellent

Ils parcourent la terre

 

De nos corps sue l'espoir

De ces magies possibles

Qui n'ont rien de dérisoire

Puisqu'elles sont accessibles

 

Love-toi contre moi

Offre-moi ces silences

Qui éclatent de joie

Débordent d'insouciance

 

Nous rayonnons encore

Aux heures les plus sombres

Sans besoin de décor

Juste deux dans le nombre

 

La nuit demeure fidèle

Aux amants de tous les jours

Elle leur dessine des ailes

Pour déployer leur amour

 

 

Iso Bastier

25/06/24


lundi 6 mai 2024

L'oisillon


L'oisillon

 

Il n'est pas de naissance

Sans violence

Il n'est pas de révolution

Sans désillusion

 

La jeunesse frôle la démence

L'inconscience

À tout remettre en question

Sans sommation

 

Cette énergie se déverse

En controverses

Elle s'agite. Elle agresse

Sans cesse

 

Pour que le monde s'inverse

Elle devient l'adverse

Elle dynamite vengeresse

La vieillesse

 

Vide de reconnaissance

Elle s'élance

Sans maîtriser la passion

Sans raison

 

La jeunesse n'a de puissance

Que la désobéissance

Ainsi rugit l'oisillon

Dominé par l'émotion

 

 

Iso Bastier

6/05/24


mardi 20 février 2024

Marguerite


Marguerite

 

On me disait plutôt mature

Pourtant je n'étais qu'une enfant

Un corps naïf dans la nature

Un esprit saisi par le vent

 

Je voulais qu'on m'aime

D'un bel amour absolu

Comme dans les poèmes

Des cahiers trop ingénus

 

Cependant qu'on me désirait

Pour ce que j'avais de pur

Cette fraîcheur qu'ont les niais

Confrontés à l'aventure

 

Bercée par les influences

D'un expérimenté

J'évoluais dans la danse

En me laissant mener

 

Ne songeant qu'à la musique

Qui fait battre les cœurs

Sans raison ni logique

Fragile petite fleur

 

J'ai poussé si vite

Que ma tige s'est courbée

On effeuille les marguerites

Au fond juste pour jouer

 

Puis on les jette à terre

Meurtries et déshonorées

Sans plus aucun mystère

Une fois volée leur beauté

 

Puis on en cueille une autre

Pour mieux l'interroger

Dans les herbes on se vautre

Tant de fleurs à compter

 

Je t'aime un peu… Beaucoup...

Passionnément… À la folie...

Ou peut-être pas du tout...

Ma jolie.

 

 

Iso Bastier

19/02/24


Paris-Melbourne



Paris-Melbourne

 

Je t'écris sans sommeil

Je t'écris de la veille

Enroulée dans la nuit

Telle une âme sans répit

 

Car la ligne est sans fin

Car l'encre a toujours faim

Seul le matin m'ajourne

Comme la page se tourne

 

Je t'écris sans conseil

Je t'écris sans soleil

Engloutie dans la nuit

Telle une âme en sursis

 

Car les mots sont vains

Que d'étranges dessins

Quand l'aube se détourne

De Paris pour Melbourne

 

 

Iso Bastier

20/02/24


lundi 19 février 2024

L'heure des adieux

"Perçée" - Chao ab Ordo - Iso Bastier 


L'heure des adieux

 

Quand vient l'heure des adieux

C'est que le feu s'est éteint.

La fumée monte aux cieux,

Les cendres ont du chagrin.

La rivière ne tarit pas

Contre les arbres centenaires.

Le soleil est bleu et froid,

Les oiseaux ont des œillères.

Le ciel devient trop vaste,

Son silence est assourdissant,

Sa démesure nous dévaste

Tant il pèse sur le présent.

Seule la pluie nous apaise

Jaunissant l'atmosphère

Tel un soleil mal à l'aise

Qui cherche son rayon vert

Priant pour que l'aurore

Lui offre de sa fierté

Car la nuit il s'endort

Sans plus se reposer.

Quand vient l'heure des adieux,

Il ne se lève pas

Ce soleil malheureux

Fait du gris une loi.

 

 

Iso Bastier

19/02/24


vendredi 16 février 2024

La vérité


"Les yeux du Ciel" - Iso Bastier 


La vérité

 

La vérité fait mal

Mais elle t'offre la liberté

Elle grogne tel un animal

Donne une texture à la fierté

 

La vérité faite de glace

Ne coule pas de source

Elle s'inverse dans la glace

Elle ne fait pas la course

 

Ton unique vérité

Ment à la face du monde

Sa vision étriquée

Tourne seule dans sa ronde

 

La vérité dérange

Tant elle nous éblouit

Bien souvent on la range

Dans les tiroirs la nuit

 

La vérité démange

Elle sort comme un cri

La vérité se mange

Même sans appétit

 

Elle éclate au grand jour

Sort de la bouche des enfants

La vérité vit pour toujours

Le mensonge ne dure qu'un temps

 

 

Iso Bastier

16/02/24

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mercredi 31 janvier 2024

Retourner


"Au galop"- Acrylique - Iso Bastier 



Retourner

 

Longe le rivage

N'aie pas peur des écumes

Qui t'éclaboussent au passage

Elles volent telles des plumes

 

Hier contient demain

Alors quand tu te perds

Rebrousse ton chemin

Et retrouve un repère

 

Tourne-toi vers le ciel

Si vaste et si sensible

Qu'il est providentiel

Qu'il rend tout possible

 

Demain contient hier

Si tu perds ton chemin

Retourne donc en arrière

Ton cœur battra plus loin

 

 

Iso Bastier

31/01/24


samedi 20 janvier 2024

Les étoiles



Les étoiles

 

Les étoiles du soir

Comme celles du matin

Aiment le sucre bleu

 

Qui saupoudre d'espoir

Les visages enfantins

Qui observent les cieux

 

Ces lueurs dans le noir

Se fondent au loin

Brillant dans les yeux

 

Des gentils petits loirs

Dont le rêve prend soin

Afin qu'ils dorment heureux

 

Les étoiles d'Ivoire

Dansent au firmament

Racontant des histoires

D'amour pour les enfants

 

Seul le cœur peut les voir

La nuit est leur maman

Dans l'infini se moire

Leur berceuse hors du temps

 

 

Iso Bastier

20/01/24